Biographie

André Filippi

Auto portait à la Plume
1932

Fils unique d’un ouvrier de l’arsenal de Toulon, et petit-fils de boulanger, André Filippi suit une formation d’électricien qui lui permet de débuter sa vie professionnelle  lui aussi à l’Arsenal de Toulon. Il épouse en 1921, Fernande Philippini, de leur union naîtra un fils unique.

Comme il est passionné par la peinture, il s’inscrit en cours du soir aux Beaux-Arts de Toulon. De cette formation artistique ressortiront ses propres recherches et leurs évolutions en tant que peintre, graveur sur bois et aussi santonnier.

Sa première exposition a eu lieu en Octobre 1929, voici un extrait de l’article de presse qui la relata :«De lumineuses aquarelles signées Filippi sont exposées,cette semaine, à la Galerie Étienne. La facture, d’une grande solidité, le respect du dessin, dénotent une réelle maitrise, chez cet artiste, qui se classera bientôt parmi les meilleurs.» André Filippi n’a alors à peine 27 ans et presque toutes les années jusqu’en 1961, un peu avant que la maladie ne l’emporte, il présenta ses œuvres soit individuellement  soit lors des salons des Imagiers Provençaux.

Avec son épouse ils font partie de l’Escolo de la Targo, Fernande, revêtue des habits traditionnels provençaux chante et danse, André met ses talents de peintre et de graveur sur bois au service du groupement pour illustrer des publications. Nul doute que cette activité associative n’ait largement influencé les créations d’André Filippi, particulièrement pour ses santons.

Lors de la Seconde Guerre mondiale et les bombardements fréquents sur la ville de Toulon, la famille Filippi partit habiter à Solliès-Ville.

À l’armistice, il développe le commerce des santons en créant son atelier de santonnier, véritable petite entreprise faisant travailler plusieurs personnes qui réalisent et peignent les pièces. Ceux-ci seront commercialisés jusqu’à la capitale. A son décès  son épouse prendra sa suite pendant quelques années à la tête de la petite société.

Un poste de professeur de dessin au Collège Rouvière à Toulon lui est aussi proposé.

Une rue et une école de Toulon porte son nom.

La rencontre avec des artistes locaux lui permit certainement d’affirmer son propre style, mais c’est de celle avec Henri Pertus, dans les années 1934-35, que naîtra une amitié fidèle et indéfectible, ensemble ils initieront le mouvement des peintres imagiers provençaux et participeront à la création du Groupement d’Études Provençales avec Marcel Bonnet. Il se lia aussi d’amitié, malgré la différence d’âge, avec Georges Palmiéri et des échanges artistiques furent fréquents avec un autre artiste toulonnais Eugène Baboulène.

 
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